Vous vous êtes déjà demandé ce qu’un nouveau-né voyait à sa naissance après avoir passé 9 mois – plus ou moins – à baigner dans un liquide et à l’ombre du ventre de sa mère ?

 

Venez, je vous emmène découvrir notre vision, de l’œil au cerveau.
L’œil est l’une des inventions les plus fascinantes de la nature, issue de millions d’années d’évolution dans l’obscurité. Dans le cas de l’homme, cet organe se développe lentement, mais sûrement dès la naissance et jusqu’à l’adolescence.

Pereski développe la vision des bébés nouveau-nés

 

📸 Lana Bell, Love your Birth

 

Bien sûr, chaque enfant est différent et dispose de son propre rythme d'évolution, mais tous se retrouvent sur les grandes dynamiques qui suivent, à partir du moment où leur développement n’a pas connu d’accroc.

 

1 - Notre œil fonctionne comme un appareil photo : un cristallin pour fixer les objets proches et une lentille, qui concentre la lumière sur une rétine. La rétine - couche intérieure de l’œil dotée des cellules sensorielles de la vision - absorbe la lumière et la transforme en signal électrique pour le cerveau. 

Pereski éveille les yeux des bébés dès la naissance et grâce aux neurosciences

 

Au cas où vous en douteriez, nous sommes bien des êtres de lumières, puisque nous utilisons la lumière pour recevoir les images venues de l’extérieur et aussi pour pouvoir les interpréter.

 

2 – La vue est le dernier sens à se développer dans le ventre de notre mère. Elle est le fruit d’une lente acquisition, mais aussi et surtout d’un apprentissage.

 

Ce que l’on donne à voir à un nouveau-né est tout aussi important que ce qu’on lui donne à manger. Parce que nos yeux sont directement connectés au cerveau et plus particulièrement au lobe occipital, tout à l’arrière de notre tête.

 

Plus un petit être est exposé – dès les premiers jours de sa vie – à un environnement adapté à ses yeux, varié et de qualité (comme celui proposé par les images Pereski, ultra-contrasté, détaillé et délimité par des contours bien tranchés), plus ses yeux sont stimulés, plus ils se développent et son cerveau aussi. Sans quoi, ces deux organes ne se développeraient pas correctement.  

Pereski ce sont des images bébé dédiées à sa vision
📸 Lisa Sorgini

3 – Nous sommes ce que nous voyons. Tout ce qu’un nouveau-né perçoit au quotidien, chaque image, chaque scène de vie, chaque interaction – aussi anodines soient elles – se gravent dans son cerveau. Ce que l’enfant voit dès les premiers moments de sa vie contribue à son rapport au monde, l’aide à structurer sa vie intérieure et pose les bases de son épanouissement futur.

 

Partie intégrante du cerveau, le système visuel est à la fois complexe et plastique : le plus tôt il est savamment stimulé, le mieux il se développe. Les troubles sévères de la fonction visuelle seront difficiles à récupérer s’ils n’ont pas été pris en charge avant l’âge de 3 ans, d’où l’importance de respecter les consultations pour dépister et prendre en charge d’éventuelles difficultés.

 

4 – La vue certes limitée à la naissance est en fait parfaitement adaptée aux besoins du nouveau-né.

Le globe oculaire du bébé est formé dès 3 mois de gestation. A 9 mois, il peut voir dans le liquide amniotique, ses paupières s’ouvrent à partir de 27 semaines de gestation et à 36 semaines sa vision est exactement celle qu’il aura à la naissance.

 

ce que voit un bébé selon son âge

Au commencement de sa vie sur Terre, le nouveau-né est dans le flou. Son champ de vision est limité à 60° (alors qu’il atteindra son étendue définitive de 180° à la fin de sa première année) et à ce qui se trouve bien en face de lui. Il perçoit les contours et les formes proches, les contrastes bien marqués, les mouvements et les effets de lumière. Le monde lui arrive en images composées principalement de noir, de blanc et de nuances de gris (il perçoit aussi le rouge), mais ces aptitudes visuelles a priori limitées lui suffisent amplement pour se nourrir. Tout est en place dans la rétine pour percevoir les couleurs, mais les cellules ne sont pas encore fonctionnelles. Bref, la nature est bien faite !

 

5 – Dès 2-3 mois, le bébé commence à coordonner ses yeux pour qu’ils regardent dans la même direction. C’est grâce à cette faculté que le bébé apprend à voir en relief ou en 3D et in fine à saisir de ses mains – à partir de 4 mois – tout ce qui l’entoure.

Pereski s'engage pour la vue bébé
📸 d.e.u.z.i. photographie

 

6 – Dès 3-4 mois, les bébés voient les couleurs particulièrement saturées (en pigments) et intenses (en lumière), d’abord le rouge qu’il perçoit même in utero, puis le vert dès 2 mois. Nous vivons dans monde aux couleurs de plus en plus épurées, or les couleurs pastel et le bleu sont peu visibles pour le bébé. Un enfant perçoit les couleurs aussi bien qu’un adulte vers l’âge de 4 ans, mais il n’accède aux subtilités qu’après 14 ans.

 

7 – Dès 2 mois, le bébé rôde sa capacité d’accommodation : en clair, il devient capable de voir net un objet sur lequel il focalise son attention. A partir de 6 mois, il capte même d’infimes détails de près comme par exemple, un cheveu ou des miettes. A 9 mois, il est en mesure d’attraper un objet en mouvement. A 1 an, plus rien dans son environnement familier ne lui échappe. A 4 ans, il atteint les fameux 10/10e de vision, même si certaines fonctions matureront jusqu’à l’adolescence.

 

8 – Les bébés adorent contempler les visages. Ils s’attachent aux expressions du visage et aux yeux dès le début de leur vie. Ils sont même capables d’imiter des moues quelques heures seulement après leur naissance.

Pereski lutte contre le strabisme et les yeux qui louchent des bébés
Meltzoff, A., & Moore, M. (1977). Imitation of facial and manual gestures by human neonates.

 

9 – Dans les faits, nous voyons avec notre cerveau, pas avec nos yeux. A la sortie de l’œil, l’image perçue est déconstruite et transmise au cerveau sous forme de décharge électrique. Ce n’est donc pas une image qui arrive à notre cerveau, mais ce qu’il en a compris sur la base des informations reçues par les yeux et tous les autres sens. A chaque instant, le cerveau donne un sens aux images perçues. Un bébé est donc « aveugle » à tout ce qu’il n’a pas encore appris à voir.

 

Apprendre à voir, c’est aussi regarder – ensemble – dans la même direction, ce qui contribue à développer l’attention conjointe, centrale dans la confiance future que ce petit être aura en lui et dans sa capacité à sociabiliser. 

 

Apprendre à voir est donc l’occasion d’éveiller tous ses sens en plus de développer ses capacités physiques, sa faculté d’attention, sa sécurité affective, la relation parent-enfant et son goût pour l’observation !

 

Et pour des moments chargés d’yeux écarquillés et de moues étonnées, découvrez le premier coffret signé Pereski, celui qui vous emmène à la rencontre des Animaux hors norme.

 

Curieusement vôtre,

Maria

Sources : les 3 ouvrages de Sylvie Chokron publiés aux éditions Le Pommier : Comment voient les bébés ? Comment voyons-nous ? Pourquoi et comment fait-on attention ?


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